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Les conditions de représentation : les trois types de troupes
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ces pièces de théâtre
qu'on va appeler                     
ou celles qu'on va appeler plus tard                 
les tragédies et les tragi-                              
sont représentées par différentes troupes de comédiens qu'on peut                                en trois grandes catégories
1. les grandes troupes                       
l'Hôtel de Bourgogne (Comédiens du Roi)
le Théâtre du             
quelquefois appelé petits Comédiens du Roi
la troupe du Palais-Royal
à partir des années 1660, celle de Molière : d'abord troupe de Monsieur frère du Roi, puis troupe du Roi
la troupe des Comédiens                  du Roi
2. les troupes                                               
qui circulent à travers la             
qui sont protégées par un très grand seigneur ou un prince                               
la troupe du duc                                             
la troupe de la Grande Mademoiselle
la troupe du duc d'Orléans
pendant les              ans
où Molière et ses compagnons vont courir les provinces, ils vont être successivement troupe du duc d'Épernon, troupe du prince de Conti avant de devenir, à           , troupe de Monsieur frère du Roi
3. le commun des troupes de                 
comédiens                   
qui vont des troupes de temps en temps protégées
de temps en temps complètement                              à elles-mêmes
et aussi des petites troupes comme aujourd'hui les               
il y a de très grands cirques, comme le cirque             
des petits cirques qui                      les villages de France et les villes de France et qu'on voit installer leur petit chapiteau, l'été, ici et là
les images d'Épinal selon lesquelles les troupes de campagne sont des troupes de malheureux qui tirent un                avec des boeufs ou des chevaux faméliques
une image que quelquefois on a plaquée sur Molière et ses compagnons eh bien cette image, en ce qui concerne Molière et ses compagnons, est             
Molière et ses compagnons ont fait tout de suite partie de ce qu'on appelle les troupes protégées et donc ils voyageaient                               
ils avaient des                      qui s'occupaient de leurs bagages et de leurs décors
ils circulaient, dès qu'il y avait des cours d'eau, sur des coches d'eau et donc c'étaient des troupes protégées qui gagnaient de l'            
donc rien à voir avec le commun des troupes de comédiens ambulants
le grand                            des comédiens
tous ces comédiens se retrouvaient à Paris durant les seules                  qu'il avait
pendant les trois semaines entre la mi-                         et Pâques
officiellement ils auraient dû fermer les théâtres pendant tout le carême
mais l'usage s'était établi
on commençait seulement à la mi-carême
mais là même les troupes de campagne se retrouvaient à Paris et il y avait le grand marché des comédiens
beaucoup de troupes se                                      à Pâques et se reconstituaient et repartaient ici et là
c'est le moment aussi où les troupes parisiennes puisaient éventuellement dans ce grand              de comédiens de campagne
pour                  leur compagnie
pour                    un comédien qui
venait de mourir
de partir à la                 
les séances théâtrales étaient relativement bien                                                     
ça commençait à                  heures
ça finissait obligatoirement avant la         
c'était une règle officielle qui visait
à                            que le public rentre chez lui à la nuit tombée
puisque à cette époque-là, les rues de Paris étaient particulièrement peu                       
on courait le risque de se faire agresser, dépouiller, tuer si on se promenait seul ou en              compagnie la nuit
les affiches constituaient l'un des éléments de la publicité
elles étaient placardées à tous les                     
elles annonçaient donc l'ensemble des pièces de théâtre qui pouvaient être représentées ce jour-là
puisque quelquefois on avait une grande pièce et une              pièce
particulièrement à partir des années soixante quand Molière        au point ce système de double représentation
l'               de la troupe
à la fin de chaque séance théâtrale
l'orateur entre en scène
c'est l'un des                bien sûr
il entre en scène
il vient annoncer au public
tout en le                      de son attention
de ses applaudissements
en lui faisant un joli                 
que la séance suivante sera constituée par telle et telle pièce
le nouveau spectacle qui est en            d'être préparé

Flashcards:

one can distribute
on peut répartir
sometimes
quelquefois
great lord
grand seigneur
which criss-cross villages
qui sillonnent les villages
their small marquee
leur petit chapiteau
starving horses
chevaux faméliques
Nothing to do with
Donc rien à voir avec
who had just died
qui venait de mourir
retired
de partir à la retraite
The theatrical performances
Les séances théâtrales
which was intended
qui visait à éviter que
unsafe
peu sûres
The posters
Les affiches
develops the system
met au point ce système
he comes to announce to the public
il vient annoncer au public
by making a nice sales pitch
en lui faisant un joli boniment

Enhanced Transcription:

Ces pièces de théâtre, qu'on va appeler classiques ou celles qu'on va appeler plus tard baroques, les tragédies et les tragi-comédies, sont représentées par différentes troupes de comédiens qu'on peut répartir (one can distribute) en trois grandes catégories.

Il y a d'abord les grandes troupes parisiennes : l'Hôtel de Bourgogne (Comédiens du Roi), le Théâtre du Marais, quelquefois (sometimes) appelé petits Comédiens du Roi, la troupe du Palais-Royal, à partir des années 1660, celle de Molière : d'abord troupe de Monsieur frère du Roi, puis troupe du Roi, la troupe des Comédiens italiens du Roi, ça ce sont les troupes parisiennes.

Et puis il y a les troupes protégées, qui circulent à travers la France, qui sont protégées par un très grand seigneur (great lord) ou un prince étranger.

Il y a la troupe du duc d’Épernon, la troupe de la Grande Mademoiselle, la troupe du duc d'Orléans.

Pendant quelques années, pendant les treize ans où Molière et ses compagnons vont courir les provinces, ils vont être successivement troupe du duc d'épernon, troupe du prince de Conti avant de devenir, à Paris, troupe de Monsieur frère du Roi.

Et puis il y a le commun des troupes (joint troops?) de campagne.

On les appelle les troupes de campagne : comédiens ambulants qui vont des troupes de temps en temps protégées, de temps en temps complètement livrées (completely delivered?) à elles-mêmes et des petites troupes comme aujourd'hui les cirques.

Il y a de très grands cirques, comme le cirque Pinder.

Il y a de petits cirques qui sillonnent les villages (which criss-cross villages) de France et les villes de France et qu'on voit installer leur petit chapiteau (their small marquee), l'été, ici et là.

C'était exactement la même chose pour les troupes.

Donc ce qu'il faut bien voir c'est que les images d'Épinal selon lesquelles les troupes de campagne sont des troupes de malheureux qui tirent un chariot (who pull a trolley) avec des boeufs ou des chevaux faméliques (starving horses), une image que quelquefois on a plaquée sur Molière et ses compagnons eh bien cette image, en ce qui concerne Molière et ses compagnons, est fausse.

Molière et ses compagnons ont fait tout de suite partie de ce qu'on appelle (were immediately part of what is known as) les troupes protégées et donc ils voyageaient confortablement.

Ils avaient des voituriers (valet parking) qui s'occupaient de leurs bagages et de leurs décors.

Ils circulaient, dès qu'il y avait des cours d'eau (as soon as there were rivers), sur des coches d'eau (on the water courses) et donc c'étaient des troupes protégées qui gagnaient de l'argent.

Donc rien à voir avec (Nothing to do with) le commun des troupes de comédiens ambulants.

Tous ces comédiens, cela dit (that said?), se retrouvaient à Paris durant les seules vacances qu'il y avait.

Les seules vacances qu'il y avait c'était pendant les trois semaines entre la mi-carême (the mid-Lent) et Pâques.

Officiellement ils auraient dû fermer les théâtres pendant tout le carême mais l'usage s'était établi, on commençait seulement à la mi-carême.

Mais là même les troupes de campagne se retrouvaient à Paris et il y avait le grand marché des comédiens.

Beaucoup de troupes se défaisaient (were defeated/) à Pâques et se reconstituaient et repartaient (walked away) ici et là.

C'est le moment aussi où les troupes parisiennes puisaient éventuellement dans ce grand vivier (eventually drew in this great pool) de comédiens de campagne pour enrichir leur compagnie ou bien pour remplacer un comédien qui venait de mourir (who had just died) ou de partir à la retraite (retired).

Les séances théâtrales (The theatrical performances) étaient relativement bien réglementées.

Ça commençait à quatorze heures et ça finissait obligatoirement avant la nuit.

C'était une règle officielle qui visait à éviter que (which was intended) le public rentre chez lui à la nuit tombée puisque, à cette époque-là, les rues de Paris étaient particulièrement peu sûres (unsafe) et que l'on courait le risque de se faire agresser, dépouiller (strip?), tuer si on se promenait seul ou en petite compagnie la nuit.

Les affiches (The posters) constituaient l'un des éléments de la publicité.

Elles étaient placardées à tous les carrefours.

Elles annonçaient donc l'ensemble des pièces de théâtre qui pouvaient être représentées (represented?) ce jour-là puisque quelquefois on avait une grande pièce et une petite pièce, particulièrement à partir des années soixante quand Molière met au point ce système (develops the system) de double représentation.

Et puis le deuxième aspect de la publicité est constitué par l'orateur de la troupe.

À la fin de chaque séance théâtrale, l'orateur entre en scène (c'est l'un des acteurs bien sûr).

Il entre en scène et il vient annoncer au public (he comes to announce to the public), tout en le remerciant (thanking) de son attention, de ses applaudissements, en lui faisant un joli boniment (by making a nice sales pitch), que la séance suivante sera constituée par telle et telle pièce, ou telle ou telle pièce, et quelquefois, en plus, on annonce, bientôt et en attendant, le nouveau spectacle qui est en train d'être préparé.

Naissance du « théâtre moderne » en France
Permanence de tragédie jusqu'au 19ème siècle
Le théâtre régulier et les règles
Catharsis et tragédie
La re-renaissance de la tragédie
Tragédie régulière (classique) et tragi-comédie irrégulière ( baroque)
17ème siècle Paris et le théâtre public
Publics et adversaires du théâtre
Les conditions de représentation : les trois types de troupes
Déroulement d'une séance
L'architecture des salles de théâtre