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Tragédie régulière (classique) et tragi-comédie irrégulière ( baroque)
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1. la tragédie régulière:                   
la notion de classique                              à partir du XVIIIe siècle
on parle d'oeuvres classiques pour toutes les oeuvres qui sont étudiées dans les               
classiques parce qu'on les étudie à l'                        
c'est à partir du XVIIIe siècle
lorsque les auteurs français particulièrement pour le théâtre,                   , Molière, Racine
ils sont présentés comme des modèles et donc sont étudiés dans les classes
à ces genres classiques on va essayer de donner des caractéristiques relativement                                     , qui peuvent être applicables à d'autres oeuvres
simplicité
régularité
imitation de la             
le sens de la                     
tout ce qui est fin, délicat, élégant,                                               
on va considérer que les Grecs de l'âge d'or, du siècle de                                             , ont produit des oeuvres classiques
tout le XVIIIe siècle européen a admiré la littérature classique                                  et a cherché à l'imiter
mais en même temps on s'est rendu compte qu'en                      on avait beau écrire des pièces « à la française » il y avait un auteur qui était bien supérieur aux oeuvres imitées
                       qui n'obéit à aucune des règles classiques et que son théâtre n'a donc aucune caractéristique classique
les historiens de la littérature et surtout les historiens d'art qui sont confrontés au même problème entre des tableaux équilibrés, réguliers, qui                  imiter la nature
2. la tragi-comédie irrégulière: (baroque(
la notion de baroque à partir du          siècle
les deux notions la classique et la baroque sont des notions                                           
si Poussin est classique, qu'est-ce que peut être en face Rubens, qui est le                    de la régularité, de la simplicité de Poussin
les                      portugais avaient inventé le terme la baroque pour désigner les perles non                                                 
celles que normalement on                               
qu'on vendait moins cher
en portugais                est adapté dans toutes les langues romanes et en français ça donne baroque
les historiens d'art vont se servir de cette notion pour                    positivement toutes les oeuvres qui ne sont pas assimilables à ce qu'on appelle classique
la baroque n'obéit à aucune des caractéristiques classiques
du coup ils se mettent à regarder tout ce qu'il y a              de la littérature classique du XVIIe siècle
ils se                à regarder, ils découvrent qu'il y a des tragi-comédies
ils se mettent à            les tragi-comédies
ils découvrent qu'il y a une autre poésie que celle de               
même que celle du merveilleux La Fontaine
ils découvrent ces poètes qu'on va appeler les poètes baroques des cinquante premières années du siècle
cela produit un véritable renouveau dans l'approche de la littérature française
qui                                  est partagée entre deux courants, qu'on fabrique rétrospectivement
le courant baroque
le courant classique
la baroque est représentée par la tragi-comédie
une grande partie des caractéristiques des oeuvres nées à                     
du Château même, pourtant si régulier, ressortissent à des caractéristiques baroques

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Dans toutes les histoires de la littérature on nous apprend qu'il y a une association entre la tragédie régulière, qu'on appelle rétrospectivement classique, et la tragi-comédie irrégulière, qu'on appelle rétrospectivement baroque.

Ce sont deux notions en fait qui sont des notions rétrospectives.

L'une et l'autre apparaissent bien après la naissance des genres eux-mêmes.

La notion de classique apparaît à partir du XVIIIe siècle et la notion de baroque à partir du XIXe siècle.

D'où viennent-elles et pourquoi les utilise-t-on ?

Classique en fait ou « classe », c'est de cela que ça vient, c'est une notion assez ancienne puisqu'on parle d'œuvres classiques (it's a fairly old concept since we are talking of classical works) pour toutes les œuvres qui sont étudiées dans les classes.

Dès le XVIIe siècle les auteurs latins et grecs, surtout (mostly) latins, sont des auteurs classiques mais sans connotation esthétique.

Classiques parce qu'on les étudie à l'école.

C'est à partir du XVIIIe siècle, lorsque les auteurs français et, particulièrement pour le théâtre, Corneille, Molière, Racine, sont présentés comme des modèles et donc sont étudiés dans les classes, qu'on va se mettre à les désigner comme classiques (we will begin to designate them as classics) et à déduire de là des caractéristiques esthétiques qui vont servir à qualifier la littérature classique et ce qu'on va appeler le classicisme.

Dès lors (Since then), à partir de cette notion de classicisme, d'auteurs classiques, on va considérer que les genres qu'ont pratiqués ces auteurs-là sont des genres classiques.

À ces genres classiques on va essayer de donner des caractéristiques relativement récurrentes, qui reviennent, qui peuvent être applicables à d'autres œuvres.

On va considérer que les caractéristiques de la simplicité, de la régularité, de l'imitation de la nature évidemment et aussi des caractéristiques comme le sens de la proportion, de l'équilibre, en gros tout ce qui est fin, délicat, élégant, équilibré, c'est classique. Ce qui fait que, évidemment, comme la littérature classique qu'on est en train de construire après coup fait référence à (afterwards refers to) des modèles anciens, eh bien on va considérer que les Grecs de l'âge d'or, du siècle de Périclès, ont produit des œuvres classiques.

On va dire que le Parthénon a des caractéristiques classiques parce qu'il est régulier, équilibré.

Vient un moment où l'on découvre en France que les étrangers n'ont pas le même rapport à leur littérature que nous l'avons en France, que les étrangers admirent et n'ont cessé d'admirer des œuvres qui étaient dénuées (that were without) de ces caractéristiques d'équilibre, de simplicité et qu'ils valorisent au contraire des œuvres qui ressortissent à d'autres caractéristiques dont je vais parler dans un instant.

Tout le XVIIIe siècle européen a admiré la littérature classique française et a cherché à l'imiter mais en même temps on s'est rendu compte (we realized that) qu'en Angleterre on avait beau écrire des pièces « à la française » il y avait un auteur qui était bien supérieur aux oeuvres imitées, qui s'appelle Shakespeare et que Shakespeare n'obéit à aucune des règles classiques (obeys no conventional rules) et que son théâtre n'a donc aucune caractéristique classique (was no classic characteristic?).

Du coup les historiens de la littérature et surtout les historiens d'art qui sont confrontés au même problème entre des tableaux équilibrés (balanced paintings?), réguliers, qui semblent imiter la nature et les proportions prêtées à la nature (the proportions lent to the nature?) – en France notamment le champion de ce type de peinture s'appelle Poussin et va être érigé en modèle – les historiens d'art vont dire : « Si Poussin est classique, qu'est-ce que peut être en face Rubens, qui est le contraire de la régularité, de la simplicité de Poussin ? »

Et ils vont inventer une nouvelle notion.

Ils vont chercher dans le vocabulaire de la technique le terme « baroque », que les joailliers portugais (the Portuguese jewelers) avaient inventé pour désigner les perles non régulières, celles que normalement on écartait (those which we usually separated out from the rest) et qu'on vendait moins cher et, en portugais barocco est adapté dans toutes les langues romanes et en français ça donne baroque.

Et les historiens d'art vont se servir de cette notion pour qualifier positivement toutes les œuvres qui ne sont pas assimilables à ce qu'on appelle classique (which were not comparable to those we call classic).

Et du coup (And suddenly) évidemment ça va se réagir (it will respond) sur la tragi-comédie qu'on va pouvoir appeler baroque puisqu'elle n'est pas régulière, puisqu'elle n'obéit à aucune des caractéristiques classiques.

Et en même temps il se trouve que ce siècle, le XIXe siècle, qui essaie de définir ces notions, qui essaie de donner une unité esthétique à tout ce qui n'est pas classique, et qui invente le baroque, c'est le siècle des romantiques et les romantiques pratiquent une littérature qui est volontiers irrégulière (which is willingly irregular) et en même temps qui volontiers rejette cette littérature trop régulière qu'on appelle la littérature classique.

Du coup ils se mettent à regarder (they begin to look) tout ce qu'il y a autour de la littérature classique du XVIIe siècle, ils se mettent à regarder, ils découvrent qu'il y a des tragi-comédies.

Ils se mettent à aimer les tragi-comédies.

Ils découvrent qu'il y a une autre poésie que celle de Boileau et même que celle du merveilleux La Fontaine et ils découvrent ces poètes qu'on va appeler les poètes baroques des cinquante premières années du siècle.

Cela produit un véritable renouveau dans l'approche de la littérature française qui désormais est partagée entre deux courants (which is now shared between two currents), qu'on fabrique rétrospectivement : le courant baroque et le courant classique.

Sauf que, évidemment, les choses ne sont jamais aussi faciles, ne sont jamais aussi simples et qu'il n'y a pas eu un moment baroque auquel a succédé un moment classique (which was followed by a classic moment).

La littérature baroque précisément, si l'on considère qu'en littérature et au théâtre elle est représentée par la tragi-comédie, elle se poursuit alors même que (it continues as) le théâtre qu'on va appeler classique est en train de naître (is being born).

De même le spectaculaire (Similarly spectacular), qui est l'une des caractéristiques du baroque autant que le régulier (as much as the regular?) et le mouvement, va se poursuivre tout au long du XVIIe siècle. Une grande partie des caractéristiques des œuvres nées à Versailles, du Château même de Versailles, pourtant si régulier (nevertheless so regular), ressortissent à des caractéristiques baroques (belong to the baroque features).

Donc les choses ne sont pas si simples mais précisément c'est de la tension entre le classicisme et baroque, entre ce que l'on a appelé après coup le classicisme et le baroque, entre ces forces-là qui s'exerçaient déjà au XVIIe siècle que naît une grande partie de la puissance des chefs-d'œuvre que nous étudions.
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Tragédie régulière (classique) et tragi-comédie irrégulière ( baroque)
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