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L'architecture de la scène théâtrale
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décor, Torelli, obéit, partie, machineries, 1630, cinq, Christ, Moyen, trente, ensemble, utilisé, Bourgogne, rideau, Cid, Bourgogne, indistincte, salle, magicien, lieu, signification, rares, masquent, compartiments, substitue, sorcier, éblouissement, croise, occulté, simultané, dévoilée, hasard, entracte
l'éclairage a deux                           
1. un éclairage commun à la scène
2. un éclairage à la           
dans époque-là on ne savait pas comment éteindre une              d'un espace
on éclairait tout les lustres                 
il y avait au-devant de la scène une sorte de              de lumière qui étaient des chandelles avec des réflecteurs
ce rideau de lumière pouvait être                              avec un voile ou en rabattant les réflecteurs de telle sorte que ça donnait de temps en temps un effet de nuit
mais c'est un des            moyens qu'avaient à l'époque les comédiens pour créer les effets de nuit
sur le plan du décor, le système de décor a été de différents types dans le 15. siècle
1. un décor                                 
pour les premières tragédies classiques qui se développent dans les années         
on a hérité du système de décor du            âge
un système à plusieurs                           
on représentait un mystère ou une passion
on avait des décors différents pour chaque acte du saint ou du              au cours de sa vie
les spectateurs se déplaçaient devant chaque décor pour assister à chaque acte différent de la vie
ce système-là il passe évidemment à l'Hôtel de                    puisqu'en 1548
l'Hôtel de Bourgogne est créé pour représenter des mystères et des passions du Christ
il y a          chambres différentes possibles devant lesquelles les acteurs jouent évidemment avec des rideaux qui masquent tour à tour les compartiments
lorsqu'ils jouent devant un palais tous les rideaux                  les compartiments et font un décor de palais
lorsqu'ils jouent dans une chambre de ce palais on tire un rideau et il y a un                          de chambre qui apparaît
les spectateurs pensent que les personnages sont dans cette chambre qui a été ainsi                                             
le décor simultané est celui de toutes les tragi-comédies
c'est celui du        (1636)
c'est celui de certaines des premières tragédies qui vont être représentées dans les années             
2. le décor unique
il                          rigoureusement à la règle d'unité de lieu
toute l'action de la pièce se passe dans un seul         
on lit les mémoires des décorateurs de l'Hôtel de                   
conserve des croquis qui nous montrent qu'il y a un certain décor et lorsqu'on passe au décor unique le décorateur ne les montre plus
un palais à volonté
toute l'action se passe dans une salle                        du palais, indifférente du palais
la cour du palais
une antichambre
un lieu où l'on se              mais peu importe c'est un lieu unique
pour la comédie, le plus souvent                             
un carrefour entre deux maisons qui permet toutes les rencontres par              qui sont un des éléments fondamentaux de la comédie
3. le changement de décor
a une grande importance dans les années 1640 avec l'importation des                        à l'italienne inventées par des ingénieurs italiens
Giacomo                (1608–1678)
arrive en France au milieu des années 1640
un décor unique par acte
le décor qui change d'un acte à l'autre
au moment où il disparaît il y a un autre décor qui apparaît à ce moment-là et qui se                    au premier
le spectateur admire pendant l'                 ce changement qui se fait sous ses yeux
ça permet de changer à l'intérieur même des actes sous les yeux des spectateurs
provoquait l'                                         du spectateur devant une telle sorcellerie comme on le disait et
c'est la raison pour laquelle souvent Torelli a été surnommé
le grand               
le                  de Fano, parce qu'il était né à Fano en Italie

Flashcards:

the question of lighting
la question de l'éclairage
the chandeliers
les lustres
they blew out
on mouchait
a sort of curtain
une sorte de rideau
with a veil
avec un voile
by folding the reflectors
en rabattant les réflecteurs
powered by electricity
alimentés par l'électricité
a simultaneous decoration
un décor simultané
alternately
tour à tour
which was thus unveiled
qui a été ainsi dévoilée
renovated
rénovées
sketches
des croquis
a place where one meets
un lieu où l'on se croise
during the intermission of this change
pendant l'entracte ce changement
the dazzling of the spectator
l'éblouissement du spectateur

Enhanced Transcription:

Sur le plan de la scénographie il faut observer qu'elle est tributaire (dependence) d'un point important qui est la question de l'éclairage (the question of lighting).

L'éclairage est double, d'une part il y a un éclairage commun à la scène et à la salle puisqu'à cette époque-là on ne savait pas éteindre (extinguish?) une partie d'un espace.

On éclairait tout les lustres (the chandeliers) ensemble et on mouchait (they blew out) toutes les demi-heures les chandelles pour qu'elles ne fument pas mais on mouchait toutes les chandelles de tous les lustres ensemble et donc toute la salle était éclairée, la scène comprise mais en outre il y avait, au-devant de la scène une sorte de rideau (a sort of curtain) de lumière qui étaient des chandelles avec des réflecteurs.

Ce rideau de lumière pouvait être occulté avec un voile (with a veil) ou en rabattant les réflecteurs (by folding the reflectors) de telle sorte que ça donnait de temps en temps un effet de nuit mais c'est un des rares moyens qu'avaient à l'époque les comédiens pour créer les effets de nuit qui n'étaient jamais évidemment aussi considérables que ceux qu'ont permis les projecteurs de l'époque moderne alimentés par l'électricité (powered by electricity).

Sur le plan donc du décor maintenant, éclairé ou mal éclairé par ce système d'éclairage, le système de décor a été de différents types au fil du siècle.

Le premier décor que l'on rencontre pour les premières tragédies qu'on va appeler les tragédies classiques qui se développent dans les années 1630, est un décor simultané (a simultaneous decoration).

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a hérité du système de décor du Moyen âge, un système à plusieurs compartiments, c'est-à-dire qu'au Moyen Âge lorsqu'on représentait un mystère ou une passion on avait des décors différents pour chaque acte du saint ou du Christ au cours de sa vie et les spectateurs se déplaçaient devant chaque décor pour assister à chaque acte différent de la vie.

Ce système-là il passe évidemment à l'Hôtel de Bourgogne puisqu'en 1548 l'Hôtel de Bourgogne est créé pour représenter des mystères et des passions du Christ, ce qui fait que lorsque les comédiens s'installent (when the actors settle down), de plus en plus souvent puis à demeure dans la salle (remain in the room) de l'Hôtel de Bourgogne ils héritent évidemment de cette possibilité d'utiliser un décor à mansions comme on disait, c'est-à-dire à compartiments.

Il y a cinq chambres différentes possibles devant lesquelles les acteurs jouent évidemment avec des rideaux qui masquent tour à tour (alternately) les compartiments.

Lorsqu'ils jouent devant un palais tous les rideaux masquent les compartiments et font un décor de palais et puis lorsqu'ils jouent dans une chambre de ce palais on tire un rideau et il y a un décor de chambre qui apparaît et les spectateurs pensent que les acteurs ou plus exactement les personnages sont dans cette chambre qui a été ainsi dévoilée (which was thus unveiled).

Ça c'est le décor simultané, c'est celui de toutes les tragi-comédies, c'est celui du Cid, c'est celui de certaines des premières tragédies qui vont être représentées dans les années trente, je dis les premières tragédies, rénovées (renovated), nouvelles, qui obéissent de façon moderne aux unités de temps et de lieu.

Et puis il y a le décor unique.

Le décor unique évidemment c'est celui qui obéit rigoureusement à la règle d'unité de lieu, c'est-à-dire toute l'action de la pièce se passe dans un seul lieu.

C'est la raison pour laquelle lorsqu'on lit le mémoire des décorateurs de l'Hôtel de Bourgogne qu'on a miraculeusement conservé, qui conserve des croquis (sketches) que l'on voit et que l'on regardera ensemble, ces croquis nous montrent qu'il y a un certain décor et lorsqu'on passe au décor unique le décorateur ne les montre plus, les croquis, mais il écrit bien souvent : « Théâtre est un palais à volonté ».

Un palais à volonté c'est-à-dire que toute l'action se passe dans une salle indistincte du palais, indifférente du palais.

Ça peut être la cour du palais, ça peut être une antichambre, un lieu où l'on se croise (a place where one meets) mais peu importe c'est un lieu unique et après les décorateurs ont toute liberté pour procéder à des variations sur ce palais à volonté qui est le décor de la tragédie le plus souvent utilisé ou ce décor de carrefour qui est le décor, pour la comédie, le plus souvent utilisé.

Un carrefour entre deux maisons, une rue, des rues qui passent, ça permet en fait toutes les rencontres et la comédie est le moment où généralement on dit : « Oh, que je suis heureux de vous voir au moment où je pensais à vous ! »

Les rencontres par hasard sont un des éléments fondamentaux de la comédie.

Et puis un dernier décor qui va avoir une grande importance, qui s'impose progressivement dans les années 1640 avec l'importation des machineries à l'italienne inventées par des ingénieurs italiens et particulièrement par un ingénieur qui s'appelle Giacomo Torelli qui arrive en France au milieu des années 1640 et qui va faire découvrir aux Français ce qu'on appelle le changement de décor à vue, c'est-à-dire qu'il y a un décor unique par acte mais ce décor est bouleversé (overwhelmed?) d'un acte à l'autre, change d'un acte à l'autre.

Le décor disparaît et au moment où il disparaît il y a un autre décor qui apparaît à ce moment-là et qui se substitue au premier.

Changement de décor à vue parce que, comme on ne baisse pas le rideau, le spectateur admire pendant l'entracte ce changement (during the intermission of this change) qui se fait sous ses yeux et deuxièmement, changement de décor à vue parce que ça permet de changer, à l'intérieur même des actes, sous les yeux des spectateurs, le décor et de provoquer, évidemment, l'éblouissement du spectateur (the dazzling of the spectator) devant une telle « sorcellerie » comme on le disait et c'est la raison pour laquelle souvent Torelli a été surnommé « le grand sorcier » ou « le magicien de Fano » parce qu'il était né à Fano en Italie.

Naissance du « théâtre moderne » en France
Permanence de tragédie jusqu'au 19ème siècle
Le théâtre régulier et les règles
Catharsis et tragédie
La re-renaissance de la tragédie
Tragédie régulière (classique) et tragi-comédie irrégulière ( baroque)
17ème siècle Paris et le théâtre public
Publics et adversaires du théâtre
Les conditions de représentation : les trois types de troupes
Déroulement d'une séance
L'architecture des salles de théâtre
L'architecture de la scène théâtrale
Le récit et les formes du texte de théâtre
Le contenu du texte: la rhétorique
L'art de la parole poétique