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Panorama de la philosophie grecque
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grecque, réalité, aucune, puisse, raison, acceptation, platoniciens, chrétienne, sagesse, pythagorisme, curieusement, épicurienne, religieuses, Ie, Athènes, corps, Lycée, purification, divine, christianisme, épanouie, certaine, archaïque, rejet, contrecarrer, personnelle, corporelle, effrénée, stoïcienne, Platon, immortalité, éloignés, âme, formes, quotidienne, idées, immortalité, Providence, plaisir, Académie
les grandes lignes de la philosophie               
la philosophie à l'époque où apparaît le                           
la philosophie est apparue en Grèce à la fin de la période dite                             , vers les 7e-6e
une tradition issue d'un disciple de              impute l'invention des termes philosophe à Pythagore, qui a vécu au 6e siècle
un philosophe est un homme qui recherche la               
il serait comparable à un homme qui observe                          une fête sans y prendre part lui-même
la philosophie se présente dans l'Antiquité comme une recherche du savoir ou de la sagesse
qui dit recherche, dit enquête                       , et enquête fondée sur une démarche rationnelle
les philosophes cherchent à substituer aux explications                        du monde, issues des mythes, des explications de type rationnel
apparue à la fin de l'époque archaïque, la philosophie s'est                                d'une façon particulière à Athènes, à l'époque dite classique
au Ve et au IVe siècle
quatre écoles philosophiques à                             
deux grandes écoles
Platon
l'                              
la pensée de Platon est fondée sur l'hypothèse des             
au-delà des objets sensibles, des objets dont nous faisons l'expérience                       , il existerait des formes appelées également idées auxquelles les divers objets sensibles participeraient
le monde dans lequel nous vivons ne serait pas la vraie                                           
la vraie réalité est celle des formes, des                         , dont les objets sensibles seraient des imitations
le philosophe fait également l'hypothèse de l'                                     de l'âme, qu'il considère comme une substance distincte du corps
l'âme serait une réalité             , qui subirait dans le corps un temps d'épreuve et qui se réincarnerait ensuite dans d'autres corps, jusqu'à retrouver sa forme originelle
d'Aristote
le                         
il refuse l'hypothèse des formes et considère que le monde sensible est le seul qui              faire l'objet de la réflexion philosophique
il refuse également de considérer l'âme comme une substance distincte du            et la définit plutôt comme l'acte d'un corps qui a la vie en puissance
deux nouvelles écoles
au IIIe siècle
à Athènes
l'école                               
le monde est ordonné par une             , le Logos
la forme est d'un Destin et d'une                     
l'homme ne peut rien pour                          le cours du monde
la divinité oeuvre au meilleur monde possible
le bonheur réside dans l'action conforme à la raison, et donc l'                       du Destin
l'école                                     
les dieux n'auraient              influence sur le cours du monde
ils nient donc catégoriquement l'existence de la Providence
ils situent le bonheur non dans l'acceptation du destin mais dans la recherche du               , ou hêdonê en grec
non la recherche                                              du plaisir, mais au contraire une ascèse contrôlée qui doit avant tout assurer la tranquillité de l'âme, qu'ils appellent ataraxie
le cynisme
fondé sur le            des valeurs établies
se développe à partir du      siècle
fondé sur la contestation de la possibilité de toute connaissance                 
l'orphisme et le pythagorisme
l'immortalité de l'                  
ils défendent une vie ascétique devant aider à la                          de l'âme et son retour à sa condition divine
certains de ces courants se rapprochent la doctrine chrétienne
le platonisme se rapproche du stoïcisme et du                         
ce platonisme présente des affinités avec la doctrine                                   
la reconnaissance d'un démiurge divin
la croyance en l'                                     de l'âme
le jugement qu'elle doit subir après sa vie                     
l'idée également qu'il existerait une Providence à l'oeuvre dans le monde
d'autres courants paraissent à première vue plus                                              des idées des chrétiens
épicurisme
conteste la Providence
c'est pourtant dans les rangs des                          que naît la critique philosophique du christianisme

Flashcards:

the other side of the controversy
l'autre versant de la polémique
the reasons that push philosophers to challenge
les raisons qui poussent les philosophes à contester
as well as the main arguments
ainsi que les grands arguments
who claims to hold
qui prétend détenir
based on a rational approach
fondée sur une démarche rationnelle
philosophy flourished
la philosophie s'est épanouie
other schools with the same focus
d'autres écoles se rattachant aux mêmes courants
who would suffer in the body a time of trial
qui subirait dans le corps un temps d'épreuve
thwart
contrecarrer
the gods
les dieux
They deny
Ils nient
Not frantic search for pleasure
Non la recherche effrénée du plaisir
a controlled asceticism
une ascèse contrôlée
but that will be the subject of renewed interest
mais qui feront l'objet d'un regain d'intérêt
must undergo
doit subir
further removed from the ideas of Christians
plus éloignés des idées des chrétiens

Enhanced Transcription:

La dernière fois, nous avons présenté les oppositions chrétiennes à la philosophie dans l'Antiquité.

Nous allons aujourd'hui nous intéresser à l'autre versant de la polémique (the other side of the controversy) : les oppositions philosophiques au christianisme.

Nous allons exposer les raisons qui poussent les philosophes à contester (the reasons that push philosophers to challenge) le christianisme, ainsi que les grands arguments (as well as the main arguments) qu'ils développent.

Mais avant d'en venir précisément à ce point, je voudrais d'abord, au cours de cette première vidéo, présenter les grandes lignes de la philosophie grecque, pour que vous compreniez bien ce que représente « la philosophie » à l'époque où apparaît le christianisme.

La philosophie est apparue en Grèce à la fin de la période dite « archaïque », vers les 7e-6e. s. avant J.-C.

Une tradition issue d'un disciple de Platon impute l'invention des termes « philosophe » et « philosophie » à Pythagore, qui a vécu au 6e s.

Cette tradition est sans doute légendaire mais elle est intéressante pour comprendre ce que représente la philosophie dans l'Antiquité.

Pythagore aurait utilisé les termes « philosophe » et « philosophie » alors qu'il était à la cour de Léon, tyran de Phlionte, et aurait expliqué qu'à la différence d'un sage (sophos, en grec), qui prétend détenir (who claims to hold) ou qui est considéré comme détenant la sagesse, un philosophe est un homme qui recherche la sagesse (la sagesse ou le savoir).

Il serait comparable à un homme qui observe curieusement une fête sans y prendre part lui-même.

La philosophie se présente dans l'Antiquité comme une recherche du savoir ou de la sagesse.

Qui dit « recherche », dit enquête personnelle (says personal inquiry?), et enquête fondée sur une démarche rationnelle (based on a rational approach).

Les philosophes cherchent à substituer aux explications religieuses du monde, issues des mythes, des explications de type rationnel.

Apparue à la fin de l'époque archaïque, la philosophie s'est épanouie (philosophy flourished) d'une façon particulière à Athènes, à l'époque dite « classique », c'est-à-dire au Ve et au IVe s. avant J.-C.

Il y a à l'époque deux grandes écoles, celle de Platon, l'Académie, et celle d'Aristote, le Lycée.

Au IIIe s. avant J.-C., toujours à Athènes, apparaissent deux nouvelles écoles, l'école stoïcienne d'une part et l'école épicurienne d'autre part.

Il existe donc, à partir du IIIe s. avant J.-C., quatre écoles philosophiques à Athènes.

Au cours du temps, d'autres écoles se rattachant aux mêmes courants (other schools with the same focus) apparaissent dans tout le bassin méditerranéen.

Je voudrais à présent introduire brièvement les grandes doctrines qui sont au fondement de ces quatre courants philosophiques et je commencerai par évoquer le platonisme.

La pensée de Platon est fondée sur « l'hypothèse des formes », qui suppose que, au-delà des objets sensibles, des objets dont nous faisons l'expérience quotidienne, il existerait des formes appelées également « idées » auxquelles les divers objets sensibles participeraient.

Le monde dans lequel nous vivons ne serait pas, selon Platon, la vraie réalité.

La vraie réalité est celle des formes, des idées, dont les objets sensibles seraient, pour Platon, des imitations.

Le philosophe fait également l'hypothèse de l'immortalité de l'âme, qu'il considère comme une substance distincte du corps.

L'âme serait, selon Platon, une réalité divine, qui subirait dans le corps un temps d'épreuve (who would suffer in the body a time of trial) et qui se réincarnerait ensuite dans d'autres corps, jusqu'à retrouver sa forme originelle.

Sur ces deux points très importants, Aristote est en désaccord.

Il refuse l'hypothèse des formes et considère que le monde sensible est le seul qui puisse faire l'objet de la réflexion philosophique.

Il refuse également de considérer l'âme comme une substance distincte du corps et la définit plutôt comme « l'acte d'un corps qui a la vie en puissance ».

Pour les stoïciens, le monde est ordonné par une raison, le Logos, un principe qui parcourt la matière comme un feu, et qui prend la forme à la fois d'un Destin et d'une Providence.

Destin, parce que l'homme ne peut rien pour contrecarrer (thwart) le cours du monde, mais également Providence, parce que le Logos, la divinité œuvre au meilleur monde possible.

Le bonheur réside pour les stoïciens dans l'action conforme à la raison, et donc l'acceptation du Destin.

Pour les épicuriens, au contraire, les dieux (the gods) n'auraient aucune influence sur le cours du monde.

Ils nient (They deny) donc catégoriquement l'existence de la Providence et ils situent le bonheur non dans l'acceptation du destin mais dans la recherche du plaisir (hêdonê, en grec).

Non la recherche effrénée du plaisir (Not frantic search for pleasure), mais au contraire une ascèse contrôlée (a controlled asceticism) qui doit avant tout assurer la tranquillité de l'âme, qu'ils appellent ataraxie.

À côté de ces quatre courants principaux, platonisme, aristotélisme, stoïcisme et épicurisme, il existe également un courant cynique, fondé sur le rejet des valeurs établies, et un courant sceptique, qui se développe à partir du Ie s. avant J.-C., un courant fondé sur la contestation de la possibilité de toute connaissance certaine.

Il faut enfin évoquer deux courants actifs surtout à l'époque classique, mais qui feront l'objet d'un regain d'intérêt (but that will be the subject of renewed interest) à la fin de l'Antiquité : l'orphisme et le pythagorisme.

Ces deux courants admettent l'immortalité de l'âme.

Ils défendent une vie ascétique devant aider à la purification de l'âme et son retour à sa condition divine.

À l'époque où apparaît le christianisme, il existe donc de nombreux courants philosophiques dans le monde grec et romain.

Certains de ces courants se rapprochent (were getting closer?).

Le platonisme, par exemple, se rapproche du stoïcisme et du pythagorisme.

Ce platonisme des deux premiers siècles, qu'on appelle aujourd'hui le platonisme moyen, présente des affinités avec la doctrine chrétienne : la reconnaissance d'un démiurge (demiurge?) divin, c'est-à-dire d'un principe divin qui ordonne la matière, la croyance en l'immortalité de l'âme ou encore dans le jugement qu'elle doit subir (must undergo) après sa vie corporelle ; l'idée également qu'il existerait une Providence à l'oeuvre dans le monde.

D'autres courants paraissent à première vue plus éloignés des idées des chrétiens (further removed from the ideas of Christians), je pense en particulier à l'épicurisme, qui conteste la Providence.

C'est pourtant dans les rangs des platoniciens que naît la critique philosophique du christianisme.

Jésus et les origines du christianisme
Naissance de l'Église
D'une religion orientale à la religion officielle
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L'antirationalisme chrétien
L'opposition à la philosophie: l'apologétique
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Credo quia absurdum
Panorama de la philosophie grecque
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