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Quel modèle pour quelle ville?
Choose from these words to fill the blanks below:
Sheikh, piéton, aseptisé, argent, politiques, Londres, culturelle, commerce, flot, panoplie, aéroport, supportable, Singapour, modèle, différents, mesures, différenciés, colonial, 1973, tourisme, tard, Asie, 1962, 2008, mondiale, musées, épingle, prix, italienne, économiques, patrimoine, automobiliste, extérieur, rue, modèle, attirer, flux, chaud, pistes, semblables, rattrappe, humains, contrôlé, financiers, eau, ombre, industrie
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nous allons partir en         , avec l'analyse de plusieurs villes:
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Kuala Lumpur
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Abu Dhabi
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Dubaï
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il y a des choix                     , des choix de société, qui sont faits lorsque l'on planifie une ville
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ces divers choix
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cette                  de choix
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que l'on fait
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il s'appelle finalement un                           
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il y a des grands modèles que l'on peut suivre
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on a des modèles de villes qui sont finalement des modèles                                     
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au travers des mêmes modèles économiques en Asie du Sud-Est ou du monde Arabe, on verra que
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les choix qui sont faits sont extrêmement                                   
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donnent des résultats extrêmement                                                     
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les villes globales
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une partie des villes, qu'elles soient africaines, asiatiques, européennes ou américaines, s'inscrivent aujourd'hui dans une compétition                 
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dont le but est d'attirer le plus de          possible
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que ce soient des flux               
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ou des flux                     
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s'appuyant à la fois sur les affaires et sur le                 
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donc le statut de ville globale est lié à la mesure de ces flux
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des flux d'            
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les rankings d'aéroports
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le nombres de citations dans la presse
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le nombre de passagers internationaux
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une ville ne peut pas décréter elle-même qu'elle est une ville globale, bien au contraire
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ce sont les grandes               
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le nombre de conférences internationales
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les grands indicateurs
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dans ces villes globales, que l'on soit en Afrique ou en Asie, les stratégies sont les mêmes
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le but est d'               le plus grand nombre de gens et de flux financiers ou de marchandises
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Worldwide Centres of Commerce Index         
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               qui est la ville globale par excellence
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ensuite New York
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Tokyo
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on trouve Singapour en quatrième position
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il faut aller beaucoup plus bas pour trouver les villes africaines ou des villes asiatiques
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Kuala Lumpu: 1'500'000
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Singapour: 4'700'000
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Abu Dhabi, une très petite ville, moins de 700'000
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Dubaï qui est l'équivalent de Kuala Lumpur, 1'500'000
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comment cettes villes ont traité l'espace urbain de manière différenciée
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Abu Dhabi
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il y a eu des réticences à ouvrir Abu Dhabi aux investisseurs étrangers jusqu'en 2004; à la mort du             
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Abu Dhabi se voyait comme un centre régional alors que Dubaï se voyait comme un centre international
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        , date très importante, première exploitation de pétrole
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dès 2004, c'est l'augmentation des          du pétrole qui va faire que Abu Dhabi va devenir une ville extrêmement riche
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abu Dhabi se voit également comme une ville                     
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alors elle ne l'est pas, mais elle va petit à petit le devenir en investissant sur des                            puisqu'on va trouver le Louvres à Abu Dhabi ou le Guggenheim à Abu Dhabi
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Dubaï
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moins de pétrole qu'à Abu Dhabi
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mais la crise de          va faire quadrupler les prix
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Dubaï très vite elle va rechercher un développement hors du pétrole
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notemment grâce à un port en        profonde
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se voit comme une base solide pour le développement des entreprises et du                 
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Abu Dhabi était une ville culturelle, Dubaï est une ville de commerce
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Singapour
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développement dès 1980, avec une grande récession
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du coup, on développe de nouvelles             
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notemment la question du                      dès le milieu des années 80
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on va prendre tout ce qui est plus ou moins de patrimoine                 
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monter ça en                              pour que ce soit un élement vendeur
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donc on va miser à la fois sur le commerce et sur le tourisme
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Kuala Lumpur
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arrive beaucoup plus          dans le dévelopement
•
elle                    son retard sur les grandes villes
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elle récupère finalement les domaines que les autres ne veulent plus
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par exemple, Singapour ne veut plus de l'industrie lourde,
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c'est Kuala Lumpur qui va reprendre une partie de ce développement
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elle développe l'                  
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c'est une ville de commerce et d'industrie qui se profile également fortement sur les questions informatique
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on voit que les parcours sont différents
•
les choix sont différents
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on va à la fois baser sur le commerce son développement
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sur le tourisme
•
sur l'industrie
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mais la finalité est la même
•
c'est-à-dire attirer le plus de flux possible
•
les grandes différences que l'on va trouver entre ces villes qui ont somme toute, des stratégies extrêmement                     
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mais la réponse qu'on va donner à ces stratégies est extrêmement différenciée
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la question de l'intérieur et de l'extérieur
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                               de Dubaï
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Mall de supermarché
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on ne voit que
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les enseignes
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les magasins
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le          et le flux des gens et qui entre-temps, consomme
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un espace climatisé
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un espace clos
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un espace protégé
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un espace                                            à 100%
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un mall commercial où on a recréé une plazza                   
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plus ou moins réussie
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les symboles de la place italienne sont recréés à nouveau à l'intérieur
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il fait 40 degrés à l'ombre à l'extérieur
•
il fait 18 degrés à l'intérieur
•
les gens sont là, passent leur journée dans les malls commerciaux avec un univers totalement recréé
•
un univers extérieur totalement recréé à l'intérieur
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une piste de ski
•
généralement est au grand air
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dans les pays où il fait extrêmement chaud, comme aux Émirats Arabes
•
la seule solution est d'avoir ça à l'intérieur
•
on sort du mall commercial ou de la piste de ski
•
on voit des aménagements
•
des bancs
•
mais personne dehors
•
on voit le flot de voitures et aucun promeneur
•
aucun piéton
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car les conditions sont telles
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il fait extrêmement           
•
il n'y a pas d'          
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on aurait du mal à pouvoir s'imaginer s'installer tranquillement sur un banc comme ça, en plein soleil
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Singapour
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taux d'humidité un peu plus élevé
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donc une chaleur difficilement                       
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mais de grands couverts qui sont ombragés
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qui permettent une ventilation naturelle
•
qui fait que les gens se promènent à l'extérieur
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Kuala Lumpur
•
la nuit, les restaurants sur rue
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il y a une vraie vie qui s'installe à l'                                
•
il n'est pas comme Dubaï et Abu Dhabi
•
où on recrée à l'intérieur dans un espace confiné
•
dans un climat complètement tempéré, complètement contrôlé
•
on a recréé un univers qui devrait être l'univers extérieur
•
dans les villes d'Asie du Sud-Est, on mise sur l'extérieur et sur le fait que les gens vont, malgré la chaleur, se déplacer à l'extérieur
•
Singapour
•
les gens attendent tranquillement pour traverser la       
•
à Dubaï ou à Abu Dhabi c'est quasiment impossible
•
on parle de                           , ce sont des choix
•
est-ce qu'on développe une ville pour le                           
•
qui peut se promener à l'extérieur
•
est-ce que l'on développe une vie pour l'                          
•
qui gare sa voiture ou qui prend un taxi
•
qui gare sa voiture et qui se retrouve ensuite dans un univers
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totalement                               
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totalement climatisé

Flashcards:

PR. à la mesure de ces flux
[FLOO]
what is our purpose behind the analysis
quel est notre propos derrière l'analyse
that are made when a city is planned
qui sont faits lorsque l'on planifie une ville
we will see that
on verra que
the choices that are made
les choix qui sont faits
whether African, Asian
qu'elles soient africaines, asiatiques
flow
flux
relying both on business and tourism
s'appuyant à la fois sur les affaires et sur le tourisme
declare itself
décréter elle-même
you have to go much deeper
il faut aller beaucoup plus bas
reservations
réticences
there will be a return of capital
on aura un retour de capitaux
and suddenly
et du coup
heritage
patrimoine
out of proportion
en épingle
it's catching up on lost time
elle rattrappe son retard
heavy industry
l'industrie lourde
which is emerging strongly
qui se profile également fortement
the paths are different
les parcours sont différents
which are after all
qui sont somme toute
the retailers
les enseignes
we see developments
on voit des aménagements
but nobody outside
mais personne dehors
no walkers
aucun promeneur
no pedestrian
aucun piéton
it would be hard to imagine
l'on aurait du mal à pouvoir s'imaginer
Conversely
À l'opposé
We see that as much in Dubai
On voit que autant à Dubaï
the focus is on the outside
on mise sur l'extérieur
sanitized
aseptisé

Enhanced Transcription:

Une fois n'est pas coutume (One time is not a tradition?), pour parler des modèles de villes aujourd'hui, nous allons partir en Asie, avec l'analyse de plusieurs villes, Kuala Lumpur, Singapour en Asie du Sud-Est, et dans le monde Arabe, Abu Dhabi, Dubaï.

Nous expliquerons pourquoi ces villes-là, et quel est notre propos derrière l'analyse (what is our purpose behind the analysis) de ces quatre villes.

Ce que nous essayons de montrer, c'est que il y a des choix, des choix politiques, des choix de société, qui sont faits lorsque l'on planifie une ville (that are made when a city is planned), et ces divers choix, cette panoplie de choix, que l'on fait, s'appelle finalement un modèle.

Il y a des grands modèles que l'on peut suivre, on a des modèles de villes qui sont finalement des modèles économiques, mais pas uniquement.

Au travers des mêmes modèles économiques en Asie du Sud-Est ou du monde Arabe, on verra que (we will see that) les choix qui sont faits (the choices that are made) sont extrêmement différents et donnent des résultats extrêmement différenciés.

Donc, partons sur ce qu'on appelle les "Global cities", les villes globales, pourquoi?

Parce que une partie des villes, qu'elles soient africaines, asiatiques (whether African, Asian), européennes ou américaines, s'inscrivent aujourd'hui dans une compétition mondiale dont le but est d'attirer le plus de flux (flow) possible, que ce soient des flux humains ou des flux financiers, s'appuyant à la fois sur les affaires et sur le tourisme (relying both on business and tourism).

Donc le statut de ville globale est lié à la mesure de ces flux, qui peuvent être des flux d'argent, les rankings d'aéroports, le nombres de citations dans la presse, c'est du reste par là que ça a commencé (the rest is by where it began/?), le nombre de passagers internationaux, mais une ville ne peut pas décréter elle-même (declare itself) qu'elle est une ville globale, bien au contraire, ce sont les grandes mesures, le nombre de conférences internationales, en études, les grands indicateurs, qui donnent le statut ou non de ville globale.

Et on verra que, dans ces villes globales, que l'on soit en Afrique ou en Asie, les stratégies sont exactement et strictement les mêmes.

Le but est d'attirer le plus grand nombre de gens et de flux financiers ou de marchandises.

Les "Global cities", alors prenons un des rankings qui fait force de loi quasiment puisque c'est le Master Card Ranking, où au rang un en 2008, alors on n'a pas les derniers chiffres, mais ça va très bien, on a Londres qui est la ville globale par excellence, ensuite New York, Tokyo, et on trouve Singapour en quatrième position.

Alors je descends rapidement, on voit que on est sur des villes américaines et des villes européennes, il faut aller beaucoup plus bas (you have to go much deeper)pour trouver les villes africaines ou des villes asiatiques.

Alors, celles qui nous intéressent, nous, aujourd'hui c'est Singapour, nous l'avons dit, c'est Dubaï aux Émirats Arabes Unis, c'est Kuala Lumpur, que l'on trouve également ici en trente-huitième position, Dubaï trente-septième en 2007, elle régresse un peu en 2008 et Kuala Lumpur régresse fortement en 2008. Voilà.

Abu Dhabi, la troisième, la quatrième ville pardon, n'est pas dans cette liste des villes globales. Voilà.

Quatre villes, quatre pays, Malaisie, Singapour, les Émirats Arabes Unis, Kuala Lumpu, 1'500'000, Singapour, 4'700'000, Abu Dhabi, très petite ville, moins de 700'000, et on a une ville comme Dubaï qui est l'équivalent de Kuala Lumpur, 1'500'000.

Le but n'est pas de faire des calculs démographiques sur ces donnés ici, qui sont certes intéressantes, mais c'est de rapidement entrer dans ces différents cas et de voir comment elles ont traité l'espace urbain de manière différenciée.

Abu Dhabi. Donc Abu Dhabi, en quelques mots, il y a eu des réticences (reservations) à ouvrir Abu Dhabi aux investisseurs étrangers jusqu'en 2004, à la mort du Sheikh, Abu Dhabi se voyait comme un centre régional alors que Dubaï se voyait comme un centre international.

1962, date très importante, première exploitation de pétrole, et dès 2004, autre phénomène très important, c'est l'augmentation des prix du pétrole qui va faire que Abu Dhabi va devenir une ville extrêmement riche et, d'une manière congluante à cela (conclusively in this), on aura un retour de capitaux (there will be a return of capital) suite aux mesures sécuritaires, notemment aux États Unis après les attentats.

Abu Dhabi se voit également comme une ville culturelle.

Alors elle ne l'est pas, mais elle va petit à petit le devenir en investissant sur des musées puisqu'on va trouver le Louvres à Abu Dhabi ou le Guggenheim à Abu Dhabi.

Dubaï, moins de pétrole qu'à Abu Dhabi, quasiment pas mais la crise de 1973 va faire quadrupler les prix, donc finalement les royalties venues du pétrole seront telles que Dubaï va avoir une autonomie, mais très vite elle va rechercher un développement hors du pétrole, et notemment grâce à un port en eau profonde.

Donc Dubaï se voit comme une base solide pour le développement des entreprises et du commerce, et, alors que Abu Dhabi était une ville culturelle, Dubaï est une ville de commerce.

Singapour, développement dès 1980, avec une grande récession, et du coup (and suddenly), on développe de nouvelles pistes, et notemment la question du patrimoine dès le milieu des années 80, on va inventer, invention du patrimoine (heritage), on va inventer le patrimoine.

On va prendre tout ce qui est plus ou moins de patrimoine colonial et monter ça en épingle (out of proportion) pour que ce soit un élement vendeur.

Donc on va miser à la fois (So they are betting on) sur sur le commerce et sur le tourisme.

Dernière ville, Kuala Lumpur.

Kuala Lumpur arrive beaucoup plus tard dans le dévelopement, elle rattrappe son retard (it's catching up on lost time) sur les "Tigers", sur les grandes villes de type Séhoul qui avaient développé bien avant en Asie, et elle récupère finalement les domaines que les autres ne veulent plus.

Singapour ne veut plus de l'industrie lourde (heavy industry), Séhoul non plus, et c'est Kuala Lumpur qui va reprendre une partie de ce développement.

Elle développe l'industrie, donc c'est une ville de commerce et d'industrie qui se profile également fortement (which is emerging strongly) sur les questions informatique.

Pourquoi je dis tout cela?

Simplement parce que on voit que les parcours sont différents (the paths are different), les choix sont différents, on va à la fois baser sur le commerce son développement, à la fois sur le tourisme, à la fois sur l'industrie, mais la finalité est la même, c'est-à-dire attirer le plus de flux possible.

On va maintenant voir en détail quelques flashs, comme ça, les grandes différences que l'on va trouver entre ces villes qui sont somme toute (which are after all), qui ont somme toute, des stratégies extrêmement semblables.

Mais la réponse qu'on va donner à ces stratégies est extrêmement différenciée.

C'est ce que nous allons voir, avec la première thématique, la question de l'intérieur et de l'extérieur.

Aéroport de Dubaï. Intérieur. Mall de supermarché, on ne voit que les enseignes (the retailers), que les magasins, le flot et le flux des gens, toute la nuit, qui débarque à deux heures du matin, qui repart à six heures vers une autre destination,et qui entre-temps, consomme.

On est dans un espace climatisé, un espace clos, un espace protégé, un espace contrôlé à 100%, l'aéroport de Dubaï, la seule difficulté c'est de trouver la porte d'embarquement entre deux grandes enseignes de la distribution mondiale.

Autre exemple. Dubaï toujours, un mall commercial où on a recréé une plazza italienne plus ou moins réussie, mais où tous les symboles de la place italienne sont recréés à nouveau à l'intérieur, il fait 40 degrés à l'ombre à l'extérieur, il fait 18 degrés à l'intérieur, les gens sont là, passent leur journée dans les malls commerciaux avec un univers totalement recréé, un univers extérieur totalement recréé à l'intérieur.

Autre exemple, toujours à Dubaï, toujours dans un mall commercial, une piste de ski, une piste de ski qui généralement est au grand air, dans les pays où il fait extrêmement chaud, comme aux Émirats Arabes, la seule solution est d'avoir ça à l'intérieur.

On sort, on sort de, du mall commercial, on sort de la piste de ski, toujours à Dubaï et on voit des aménagements (we see developments), des bancs, mais personne dehors (but nobody outside), on voit le flot de voitures et aucun promeneur (no walkers), aucun piéton (no pedestrian), car les conditions sont telles, il fait extrêmement chaud, il n'y a pas d'ombre, et on voit que l'on aurait du mal à pouvoir s'imaginer (it would be hard to imagine) s'installer tranquillement sur un banc comme ça, en plein soleil.

À l'opposé (Conversely), Singapour maintenant. Même température.

Taux d'humidité un peu plus élevé. Donc une chaleur difficilement supportable, mais de grands couverts qui sont ombragés, qui permettent une ventilation naturelle et qui fait que les gens se promènent à l'extérieur.

Kuala Lumpur, la nuit. Les restaurants sur rue. Donc il y a une vraie vie qui s'installe à l'extérieur.

On voit que autant à Dubaï (We see that as much in Dubai) et à Abu Dhabi, on recrée à l'intérieur, dans un espace confiné, dans un climat complètement tempéré, complètement contrôlé, on a recréé un univers qui devrait être l'univers extérieur, alors que dans les villes d'Asie du Sud-Est, on mise sur l'extérieur (the focus is on the outside) et sur le fait que les gens vont, malgré la chaleur, se déplacer à l'extérieur.

Encore un exemple, toujours à Singapour.

Les gens attendent tranquillement pour traverser la rue, alors que à Dubaï ou à Abu Dhabi c'est quasiment impossible.

Pour terminer pour ces questions d'intérieur-extérieur, il faut dire encore que justement, quand on parle de modèle (when it comes to style), ce sont des choix.

Est-ce qu'on développe une ville pour le piéton, qui peut se promener à l'extérieur, est-ce que l'on développe une vie pour l'automobiliste qui gare (parks/?) sa voiture ou qui prend un taxi, qui gare sa voiture et qui se retrouve ensuite dans un univers totalement aseptisé (sanitized), totalement climatisé?

Donc là on voit que, entre les pays d'Asie du Sud-Est et les pays des Émirats Arabes Unis, les situations sont extrêmement différentes.

Voilà, c'est la fin de cette première partie, je vous donne rendez-vous dans la vidéo suivante.

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Enjeux et défis de ville Afrique
Quel modèle pour quelle ville?
Flux et fluidité: quel modèle pour quelle ville