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Calvin est la prédestination
Choose from these words to fill the blanks below:
foi, miséricorde, salut, amour, centrale, double, 1551, logique, détail, obscur, élection, tyran, rejettent, grande, Romains, catholiques, Barth, secret, Bonne, Schleiermacher, voulu, courrouce, Aquin, théologien, luthériens, Bolsec
la doctrine de la prédestination
Calvin est principalement le                                    de la prédestination
pour quelques théologiens ce serait la thématique                  dans sa pensée
pour d'autres, la doctrine de la prédestination n'est qu'un                            de sa pensée, sans importance majeure
en fait la doctrine de la prédestination se trouve, en effet, dans le troisième livre de l'Institution, et pas au début de ce troisième livre, mais tout à la fin, ou presque à la toute fin, chapitres 21 à 24
est une conséquence               
la        est un don de Dieu
non une décision humaine méritoire
double prédestination
Calvin parle de (1) l'élection de Dieu et (2) la réprobation, il les couple ensemble, alors les deux concepts sont un "            "
c'est la même que prédestination: l'idée que Dieu élit certains et réprouve ou rejette d'autres
voici le titre du chapitre 21 de l'Institution, dans le troisième livre
"De l'élection éternelle, par laquelle Dieu en a prédestiné les uns à           , et les autres à condamnation."
cette doctrine risque de faire problème, si on part de la conviction que Dieu est           
réponses des autres théologiens
déjà, au XVIème, plusieurs se demandent si cette doctrine ne fait pas de Dieu un           
Jérome              fut arrêté, puis expulsé de Genève en          pour avoir nié la double prédestination
nombre de théologiens protestants contemporains de Calvin étaient mal à l'aise avec son enseignement sur ce sujet
il préférait ne pas trop en dire sur le versant              de cette doctrine
ils se contentaient de parler de l'                              
les                                    comme Melanchthon, le plus proche collaborateur de Luther,                    souvent ce qu'il considère comme des spéculations au sujet de la prédestination
un bon nombre de théologiens                        romains du XVIème, et pas seulement du XVIème, vont sans cesse citer 1 Timothée 2:4, un verset du Nouveau Testament: "Dieu veut que tous les êtres humains soient sauvés."
Calvin renvoie à un autre verset, de 2 Timothée 2:19, une reprise du livre des Nombres, dans l'Ancien Testament: "Dieu connaît les siens."
Friedrich                              et Karl            sont deux théologiens ont perçu le besoin de modifier en profondeur l'enseignement de Calvin sur ce thème
c'est probablement le thème théologique qui a nécessité la plus radicale révision
une révision qui doit continuer sans cesse, encore aujourd'hui, si nous voulons penser l'Évangile comme une            Nouvelle, non seulement pour quelques-uns, mais pour toute l'humanité
selon Calvin
              , dans le chapitre 9, Paul cite l'Ancien Testament, le Dieu s'exprime "J'ai aimé Jacob, et j'ai haï Esaü."
Romains 9:18, "Certes, non," répond Paul. "Mais Dieu fait                                      à qui il veut, et il endurcit qui il veut." C'
la prédestination est une doctrine, qu'on trouve chez de nombreux théologiens, dont Augustin, dont Thomas d'           au Moyen-Âge
mais avec des nuances et des différences
"Nous appelons Prédestination le conseil éternel de Dieu par lequel il a déterminé ce qu'il voulait faire d'un chacun homme."
Calvin était conscient du trouble qui s'empare de beaucoup, à l'écoute d'un tel message
il écrit ceci, en 1541 : "Beaucoup demandent à quel propos Dieu se                    contre ses créatures, lesquelles ne l'ont provoqué par aucune offense
la réponse de Calvin: "Nul ne peut mettre en question ce que Dieu a           "
"quand on demande pourquoi est-ce que Dieu a fait ainsi, il faut répondre : parce qu'il l'a voulu, si on passe outre, en demandant pourquoi l'a-t-il voulu, c'est demander une chose plus              et plus haute que la volonté de Dieu, ce qui ne se peut trouver."
"tous méritaient la réprobation divine"
dans toute son oeuvre, Calvin en appelle au conseil             , concilium de Dieu qui nous est parfaitement inaccessible, qui nous transcende complètement

People:

Friedrich Schleiermacher (1768-1834)
Un théologien protestant et un philosophe allemand
  • la doctrine n'est pas une vérité révélée par Dieu, mais la formulation faite par des hommes de la conscience qu'ils ont de Dieu
  • véritable fondateur de l'herméneutique moderne
Karl Barth (1886-1968)
Un théologien et pasteur protestant suisse
  • considéré comme l'une des personnalités majeures de la théologie chrétienne du XXe siècle, toutes confessions confondues
  • toute son oeuvre est une protestation contre les tentatives humaines pour instrumentaliser Dieu en l'identifiant à une cause ou à une doctrine

Flashcards:

Once again
Là encore
to realize that
pour se rendre compte que
It is observed that there are
On constate qu'il y a
if this doctrine does not make God a tyrant
si cette doctrine ne fait pas de Dieu un tyran
was arrested
fut arrêté
for denying
pour avoir nié
were uncomfortable
étaient mal à l'aise
It can make people want to click
Il peut donner envie de cliquer
hardens
endurcit
It is verses such as these which
Ce sont des versets comme ceux-ci qui
and he coupled them together
et il les couple ensemble
prevent the faithful
d'empécher les fidèles
the eternal counsel of God
le conseil éternel de Dieu
in such a condition
en pareille condition
according to the purpose for which man is created
selon la fin à laquelle est créé l'homme
sometimes
quelquefois
We find here
Nous retrouvons, ici
that would be beyond the will of God
qui serait au-delà de la volonté de Dieu
all he wants
tout ce qu'il veut
If one disregards this, asking
Si on passe outre, en demandant
weak
ténu
No human being can say
Aucun être humain ne peut dire
who have distanced themselves in various ways
qui ont pris leur distance, de diverses manières
even before these human beings have lived
avant même que ces êtres humains n'aient vécu
which aimed at
qui vise
points out that
rappelle que
the mercy
la miséricorde
Christian prayer
La prière du chrétien

Enhanced Transcription:

Pour beaucoup, Calvin est principalement le théologien de la prédestination et de la double prédestination.

Qui dit Calvin, dit prédestination.

Est-ce légitime?

Il me semble que non.

Plusieurs théologiens du XIXème siècle, les Allemands Alexander Schweizer, Ferdinand Christian Baur, ont contribué à cette idée selon laquelle Calvin est avant tout le théologien de la prédestination.

Ce serait la thématique centrale dans sa pensée.

Pour d'autres, la doctrine de la prédestination n'est qu'un détail de sa pensée, sans importance majeure.

Là encore (Once again), je ne suis pas convaincu.

La doctrine de la prédestination se trouve, en effet, dans le troisième livre de l'Institution, et pas au début de ce troisième livre, mais tout à la fin, ou presque à la toute fin, chapitres 21 à 24.

Donc, on pourrait penser que ça n'est pas la doctrine centrale, et je pense qu'en effet, ça n'est pas la doctrine centrale, mais de là à dire que ce n'est qu'un détail de sa pensée, il suffit de voir à quel point ça traverse le reste de l'œuvre de l'Institution de la religion chrétienne, le reste de sa pensée, dans ses commentaires bibliques, et cetera, pour se rendre compte que (to realize that) ce n'est pas non plus un thème marginal (it's not just a marginal topic?).

La prédestination est une conséquence logique, nécessaire de l'idée selon laquelle la foi est un don de Dieu (faith is a gift from God), et non une décision humaine méritoire.

Si la foi dépend de Dieu, de l'Esprit Saint qui l'a fait naître (who gave birth), alors pourquoi certains croient, et d'autres, non?

La réponse à cette question conduit à la doctrine de l'élection et de la prédestination.

Le point de départ, on le voit, donc, est pragmatique ou pratique.

On constate qu'il y a (It is observed that there are) des gens qui croient, d'autres, non.

Il faut tout de suite ajouter, nous ne savons pas départager (decide?) ces groupes.

Nous ne le pouvons pas.

Qu'est-ce que cette double prédestination?

C'est l'idée que Dieu élit certains (elects some) et réprouve ou rejette d'autres.

Voici le titre du chapitre 21 de l'Institution, dans le troisième livre.

"De l'élection éternelle, par laquelle Dieu en a prédestiné les uns à salut, et les autres à condamnation."

On voit tout de suite que cette doctrine risque de faire problème, si on part de la conviction que Dieu est amour.

Déjà, au XVIème, plusieurs se demandent si cette doctrine ne fait pas de Dieu un tyran (if this doctrine does not make God a tyrant).

Jérome Bolsec fut arrêté (was arrested), puis expulsé de Genève en 1551 pour avoir nié (for denying) la double prédestination.

Nombre de théologiens protestants contemporains de Calvin étaient mal à l'aise (were uncomfortable) avec son enseignement sur ce sujet.

Il préférait ne pas trop en dire sur le versant obscur (not to say too much about the dark side) de cette doctrine, à savoir sur la réprobation (disapproval) ou la condamnation.

Ils se contentaient de parler de l'élection.

Ce thème peut, en effet, faire froid dans le dos (be chilling).

Il peut donner envie de cliquer (It can make people want to click) sur le bouton pause, ou même, de simplement de fermer cette petite fenêtre de votre écran.

Mais avant de le faire, cherchons peut-être à comprendre ce que Calvin veut dire.

Calvin s'appuie sur (is based on) l'Ecriture, qu'il interprète.

Il s'intéresse, notamment, à l'épître (the Epistle) aux Romains, chapitres 9 à 11.

Dans le chapitre 9, Paul cite l'Ancien Testament : "J'ai aimé Jacob, et j'ai haï Esaü."

C'est Dieu qui s'exprime. (It is God who speaks.)

Avant d'ajouter; c'est Paul qui s'exprime : "Qu'est-ce à dire? Y aurait-il de l'injustice (Is there unrighteousness) en Dieu?"

Déjà, Paul se pose cette question.

"Certes, non," répond Paul. "Mais Dieu fait miséricorde à qui il veut (has mercy on whom he wants), et il endurcit (hardens) qui il veut." C'est Romains 9:18.

Ce sont des versets comme ceux-ci qui (It is verses such as these which) conduisent Calvin à développer sa doctrine de la prédestination, qui n'est en rien une invention de Calvin, mais une doctrine, un enseignement, qu'on trouve chez de nombreux théologiens, dont Augustin, dont Thomas d'Aquin au Moyen-Âge; chaque fois, avec des nuances, bien sûr, et des différences.

Dans les premières versions de l'Institution, Calvin parle de l'élection de Dieu, mais relativement peu de la réprobation; et il parle de l'élection en lien avec la Providence de Dieu, et il les couple ensemble (and he coupled them together).

Ce n'est que dans la toute dernière édition de l'Institution, en 1559, que Calvin situe l'enseignement, au sujet de la Providence, dans le premier livre, et le thème de la prédestination dans le troisième livre, et à la fin de ce troisième livre.

Avant, la Providence et l'élection étaient traitées ensemble, dans le premier livre.

Mais, au niveau du contenu, la version définitive de 1559 ne modifie guère celle de (hardly modifies the) 1539, comme Peter Barth et d'autres l'ont montré.

Les luthériens comme Melanchthon, le plus proche collaborateur de Luther, rejettent souvent ce qu'il considère comme des spéculations au sujet de la prédestination.

Donc, il y a vraiment une différence entre luthériens et réformés sur ce thème.

Et Calvin répond ceci, en 1541, déjà. "l'Écriture est l'école du Saint-Esprit, en laquelle, comme il n'y a rien omis qui (there is nothing omitted which) fut salutaire et utile à connaître, ainsi, il n'y a rien d'enseigner qui ne soit expédiant (is open?) de savoir.

Il nous faut donc garder d'empécher les fidèles (prevent the faithful) d'acquérir ce qui est contenu en l'Écriture de la prédestination, afin qu'il ne semble que nous les veuillons frauder (defraud) du bien que Dieu leur a communiqué, ou que nous veuillons arguer le Saint-Esprit, contredire le Saint-Esprit, comme s'il avait publié les choses qu'il était bon de supprimer (remove).

"Nous appelons Prédestination le conseil éternel de Dieu (the eternal counsel of God) par lequel il a déterminé ce qu'il voulait faire d'un chacun homme.

Car il ne créé pas tous en pareille condition (in such a condition), mais ordonne les uns à vie éternelle, les autres à éternelle damnation.

Ainsi, selon la fin à laquelle est créé l'homme (according to the purpose for which man is created), nous disons qu'il est prédestiné à mort ou à vie."

Calvin est tout à fait conscient du trouble qui s'empare de beaucoup (that takes a lot), à l'écoute d'un tel message.

Il écrit ceci, en 1541 : "Beaucoup demandent à quel propos Dieu se courrouce contre ses créatures (is angry at his creatures), lesquelles ne l'ont provoqué par aucune offense.

Car de perdre et ruiner ceux que bon lui semble (ruining those he chooses), c'est chose plus convenable à la cruauté d'un Tyran (more suited to the cruelty of a tyrant) qu'à la droiture du Juge (the righteousness of The Judge).

Ainsi il leur semble que les hommes ont bonne cause de se plaindre de Dieu (complain about God), si par son pur vouloir (if by pure desire), sans leur propre mérite, ils sont prédestinés à la mort éternelle."

La réponse de Calvin à ces accusations, qui viennent des hommes charnels (carnal), comme il les appelle, mais qui peuvent aussi venir, quelquefois (sometimes), en l'entendement des fidèles (in the understanding of the faithful), il l'admet.

La réponse de Calvin est la suivante : "Nul ne peut mettre en question ce que Dieu a voulu.

Nul ne peut expliquer ce que Dieu veut, en remontant (going back) à quelque chose de supérieur à la volonté de Dieu."

Nous retrouvons, ici (We find here), le thème de la puissance absolue.

Il n'y a pas de puissance absolue qui surplomberait (runs down?), qui serait au-delà de la volonté de Dieu (that would be beyond the will of God).

Ecoutez Calvin: "Car la volonté de Dieu est tellement la règle suprême et souveraine de justice, que tout ce qu'il veut (all he wants), il le faut tenir pour juste (it doesn't have to be taken as just?), d'autant qu'il le veut."

La volonté de Dieu cause des choses, mais elle n'est pas causée par quelque chose qui surplomberait, en quelque sorte, Dieu et sa volonté.

"Pourtant quand on demande," écrit-il, "pourquoi est-ce que Dieu a fait ainsi?

Il faut répondre : parce qu'il l'a voulu.

Si on passe outre, en demandant (If one disregards this, asking) pourquoi l'a-t-il voulu?

C'est demander une chose plus grande et plus haute que la volonté de Dieu; ce qui ne se peut trouver."

Dans toute son œuvre, Calvin en appelle au conseil secret (privy council), concilium de Dieu qui nous est parfaitement inaccessible, qui nous transcende complètement.

Or, d'où vient cette expression de conseil secret?

Vient-elle des Écritures?

Quel est son rapport au (What is the relation to) témoignage biblique?

Ce lien paraît très ténu (weak), comme l'a bien vu Wilhelm Neuser, un expert, un spécialiste de Calvin.

Cette expression a ceci de positif que Dieu seul sait qui est élu et réprouvé.

Les humains ne vont pas commencer à distinguer, à pouvoir dire, à, de manière ultime qui fait partie de quel camp, si on peut dire.

Aucun être humain ne peut dire (No human being can say), in fine, qui est élu ou réprouvé, même si les croyants peuvent avoir une confiance inébranlable en la miséricorde de Dieu (steadfast in God's mercy), qui les a élus.

"Dieu seul a ce privilège de connaître son Eglise," écrit Calvin.

Mais cette expression de conseil secret a aussi des aspects négatifs.

Et aujourd'hui, vous trouverez des réformés qui tiennent mordicus (who are adamant) à la doctrine de Calvin, et beaucoup d'autres, dont je fais partie, qui ont pris leur distance, de diverses manières (who have distanced themselves in various ways).

Pour eux, l'affirmation que (the claim that) Dieu destine une partie de l'humanité à des peines éternelles (to eternal punishment), contredit la confession de Dieu comme amour.

La doctrine calvinienne de la double prédestination est-elle une bonne ou une mauvaise nouvelle?

Au XVIème siècle, dans l'esprit de Calvin, elle représente une bonne nouvelle, même s'il voit bien que la réprobation divine est un décret horrifiant (divine disapproval is a horrifying decree); ce sont ses mots : "Decretum horribile."

Elle est à la fois un décret horrifiant, pour Calvin, et une doctrine, je le cite, "non seulement utile, mais aussi douce et savoureuse au fruit qui en revient (that comes back)."

Dieu n'était pas obligé d'élire qui que ce soit (to elect anyone).

Tous méritaient la réprobation divine (All deserved the wrath of God).

C'est là, l'aspect de la, de la bonne nouvelle, si on peut le voir.

Or, il a décidé, Dieu, dans sa bienveillance, de choisir un peuple : Israël, tout d'abord, mais aussi la communauté de celles et ceux qui confessent Jésus comme le Christ.

De la grande universelle masse de perdition (mass destruction), Dieu a élu certains.

Voilà la bonne nouvelle, selon Calvin, qu'il annonce particulièrement bien dans ses sermons, où il se concentre sur l'élection et non sur la réprobation.

Il y une dimension pastorale dans les sermons de Calvin, où il enseigne ces choses-là, différemment qu'il ne le fait dans l'Institution de la religion chrétienne.

Quand il mentionne la réprobation dans ses sermons, c'est pour rappeler (call back) les élus à la reconnaissance envers Dieu (gratitude to God).

Oui, OK, mais cela ne règle pas tout à fait le problème d'une décision originelle, avant la création, qui détermine que la plupart des êtres humains seront condamnés à une mort éternelle, avant même que ces êtres humains n'aient vécu (even before these human beings have lived).

"Les élus," je cite Calvin, "ne sont qu'une poignée de gens (only a handful of people), voire contemptibles, mélés (hard for?) parmi grande multitude, et sont cachés comme un peu de grain sous un grand amas de paille sur l'aire (a large pile of straw on the field)."

Calvin va plus loin qu'Augustin, pour qui Dieu élit, retirant (removing) les élus de la masse de perdition.

Pour Calvin, il y a un décret divin qui vise (which aimed at) non seulement les élus, mais aussi les réprouvés.

Face à Calvin, bon nombre de théologiens catholiques romains du XVIème, et pas seulement du XVIème, vont sans cesse citer 1 Timothée 2:4, un verset du Nouveau Testament: "Dieu veut que tous les êtres humains soient sauvés."

Calvin renvoie à un autre verset (Calvin refers to another verse), de 2 Timothée 2:19, une reprise (an extract?) du livre des Nombres, dans l'Ancien Testament: "Dieu connaît les siens."

Dieu, dans son décret éternel, a décidé qui serait élu, qui serait condamné.

En quoi cette doctrine est-elle utile (How is this doctrine useful), douce et savoureuse, pour Calvin?

En ce qu'elle rappelle que (points out that) personne n'est à l'origine de son salut (no one is responsible for his salvation), que le salut dépend entièrement de la miséricorde (the mercy), de la bonté de Dieu.

"Nous n'obtenons point (We get the point?) le salut," écrit Calvin, "que par la pure libéralité de Dieu."

La prière du chrétien (Christian prayer), pour Calvin, doit inclure non seulement les autres chrétiens, mais tous les hommes qui vivent sur terre, dont nous ne savons pas ce que notre Seigneur a déterminé de faire, mais seulement, nous devons désirer tout bien pour eux et en espérer pour le mieux.

"Mais alors, est-ce que les êtres humains seraient capables de (would be able to) davantage (further?) de générosité que Dieu?"

Telle est la question que pose Brian Gerrish, dans son magnifique ouvrage "Grace and Gratitude".

Au cours de la dernière semaine de ce cours, nous reviendrons sur ce thème, lorsque nous parlerons de Friedrich Schleiermacher et de Karl Barth, deux des plus grands théologiens réformés depuis la mort de Calvin.

Ces deux théologiens ont perçu le besoin de modifier en profondeur (saw a need to fundamentally change) l'enseignement de Calvin sur ce thème.

C'est probablement le thème théologique qui a nécessité la plus radicale révision.

Une révision qui doit continuer sans cesse, encore aujourd'hui, si nous voulons penser l'Évangile comme une Bonne Nouvelle, non seulement pour quelques-uns, mais pour toute l'humanité.

Le concept de réforme
1536: La Réforme à Genève
Calvin est forcé de quitter la France
La premier séjour à Genève 1536-1538
L'étape strasbourgeoise 1538-1541
Construire la Réforme à Genève 1540-1555
L'affaire Servet 1553
La Réforme de Calvin et l'instruction
La Genève de Calvin 1555-1564
Calvin et la Bible
L'institution de la religion chrétienne
La connaissance de Dieu et de soi
La bonté du Père
Le Christ comme prêtre, roi et prophète
L'Esprit sanctificateur
Calvin est la prédestination