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Complémentarité de vérités apparemment contraires
Choose from these words to fill the blanks below:
suicider, nourrir, dégradation, ancienne, ordinateur, étoiles, luttons, mort, effet, causalité, communauté, panne, cellules, intellectuelle, complémentarité, deux, végétaux, cybernétique, désordre, environnement, opposées, autonomie, culturel, rajeunir, organisation, subtil, puisque, sociétés, apparemment, obéissent
le paradoxe
les vérités                        contraires se retrouvent pour définir une même type de réalité
il y a une                                                            entre ces vérités contraires
des paradoxes de la complexité
pour êtres autonomes
il faut que nous soyons dépendants de notre                           
ne serait-ce que pour nous               
l'environnement naturel
l'environnement                 
le langage
j'aurais acquises que je peux avoir une certaine                    d'esprit
grâce à mon                      portable, et je suis extrêment autonome pour pouvoir écrire mes livres ou mes articles
mais si mon ordinateur tombe en            ou s'il ne peut pas être rechargé en électricité
je perds toute cette autonomie                             
l'autonomie n'existait pas dans l'                 science qui était entièrement déterministe
peut être conçue aujourd'hui par un nouveau type de connaissances
par l'apport de la                                       
la cybernétique a le feedback négatif, un dispositif qui empêche la déviance de se développer dans un système stable
l'exemple physique
une pièce chauffée par un radiateur
le thermostat va arrêter la chaudière quand la température voulue sera atteinte et la remettra en marche au changement
il y a donc une                                  en circuit
la cause crée un           , il y a un effet qui rétroagit sur la cause et qui devient cause
grâce à ce système, on a l'autonomie thermique de la pièce
on a cette relation tout à fait paradoxale entre la vie et la         
on ne peut pas imaginer deux notions plus                                que la vie et que la mort
et pourtant, Héraclite a eu cette formule mystérieuse
vivre de mort
il y a un premier sens qui est un peu banal, nous nous nourrissons d'animaux ou de                                              dont nous causons évidemment la mort pour nous nourrir
mourir de vie
il y a une                                      que l'on constate avec le vieillissement mais
tout en système organisé, finit par se désintégrer
mais le sens est beaucoup plus              que ça
nos                  qui sont dans corps, ce sont des cellules qui à un moment donné se désintègrent pour faire place à des cellules jeunes
la mort de nos cellules aide à nous rajeunir                des cellules jeunes vont les remplacer
elles semblent se                  d'elle-mêmes en recevant des signaux de ces cellules voisines
mais à force de rajeunir ça finit par être tuant
donc la vie et la mort sont opposées, mais en même temps on se rend compte qu'il y a un complément puisque nous                contre la mort
Bichat
la vie est l'ensemble des fonctions qui luttent contre la mort
nous luttons contre la mort en intégrant la mort en nous pour pouvoir créer de nouvelles cellules et                 
quand nous voyons nos                                             ,la vie, ou l'univers
l'univers
il y a de l'ordre
nous savons que des                              naissent, que des étoiles meurent
cet univers est à la fois un mélange d'ordre et de                               
la société
l'ordre
des lois, les gens                                  à leurs indications quotidiennes
ils vont au travail à la même heure
le désordre
de jeu, de liberté, et tout ça fait partie de son                         
une société a          pôles
gemeischaft (                                  )
gesellschaft (société)
il y a ces deux éléments ensemble dans toute société

People:

Marie François Xavier Bichat (1771-1802)
Un médecin et anatomo-pathologiste français, qui fait d'immenses recherches anatomiques et publie des ouvrages marquants, notamment Anatomie descriptive pour lequel il a disséqué près de 600 cadavres
  • il a défini la vie comme l'ensemble des fonctions qui luttent contre la mort
  • il est nommé médecin de l'Hôtel-Dieu, à peine âgé de 29 ans
  • il meurt d'une méningite tuberculeuse (1802) à l'âge de 30 ans

Flashcards:

are found
se retrouvent
if only to feed us
ne serait-ce que pour nous nourrir
since
puisque
I have learned that I can have some independence of mind
j'aurais acquises que je peux avoir une certaine autonomie d'esprit
that let's me cut and paste
que me permet le couper-coller
it is quite interesting
c'est assez intéressant
can be designed today
peut être conçue aujourd'hui
by the contribution of cybernetics
par l'apport de la cybernétique
a device that prevents deviance to develop in a stable system
un dispositif qui empêche la déviance de se développer dans un système stable
a room heated by a heater
une pièce chauffée par un radiateur
when the desired temperature is reached
quand la température voulue sera atteinte
But it gets interesting
Mais ça devient intéressant
The colder it gets on the exterior
Plus il fait froid à l'extérieur
And even in our bodies
Et de même dans notre corps
Yet,
Et pourtant,
in the background
dans le fond
we realize that it will
on se rend compte qu'il y a
as we struggle
puisque nous luttons
the universe exapnds
l'univers se dilate
since this order
puisque cet ordre
there are traffic jams
il y a des embouteillages
this would be a completely totalitarian world
ce qui serait alors un monde entièrement totalitaire

Ideas and Concepts:

Sur les deux côtés du concept de société, via le course «L'avenir de la décision: "connaître et agir en complexité»:"Et prenez ce que c'est une société. Une société c'est en quelque sorte, elle a deux pôles. Les Allemands ont deux mots pour parler de ça. Ils disent d'un côté gemeischaft c'est-à-dire une communauté, et de l'autre côté gesellschaft, c'est-à-dire la société où règnent des rapports de concurrence, de conflit, de diversité et en réalité nos sociétés qui sont des nations elles ont les deux pôles."

Enhanced Transcription:

Je disais donc que le paradoxe, c'est que des vérités apparemment contraires se retrouvent (are found) pour définir une même type de réalité.

Et ce que je veux poursuivre, c'est en disant qu'il y a une complémentarité entre ces vérités contraires.

Alors j'ai commencé à parler des paradoxes de la complexité et j'ai parlé du fait que, pour être autonomes, eh bien il faut que nous soyons dépendants de notre environnement, ne serait-ce que pour nous nourrir (if only to feed us), mais dépendants aussi, si nous sommes des êtres humains, pas seulement de l'environnement naturel, mais de l'environnement culturel puisque (since) c'est avec le langage, c'est avec mes connaissances que j'aurais acquises que je peux avoir une certaine autonomie d'esprit (I have learned that I can have some independence of mind), et même du point de vue matériel, grâce à mon ordinateur portable, et je suis extrêment autonome pour pouvoir écrire mes livres ou mes articles, mais il est certain que si mon ordinateur tombe en panne ou s'il ne peut pas être rechargé en électricité parce que je me trouve dans un désert je perds toute cette autonomie intellectuelle que me permet le couper-coller (that let's me cut and paste) et cetera.

Donc, si vous voulez, c'est assez intéressant (it is quite interesting) de voir ce fait que l'autonomie, qui n'existait pas dans l'ancienne science qui était entièrement déterministe, peut être conçue aujourd'hui (can be designed today) par un nouveau type de connaissances, et notamment par exemple par l'apport de la cybernétique (by the contribution of cybernetics). Comment?

Eh bien vous savez que, en cybernétique, il y a ce qu'on appelle la rétroaction négative, c'est-à-dire le feedback négatif, c'est-à-dire un dispositif qui empêche la déviance de se développer dans un système stable (a device that prevents deviance to develop in a stable system).

Je prends un exemple physique, cet exemple physique c'est, disons, une pièce chauffée par un radiateur (a room heated by a heater), une chaudière (boiler), eh bien ce que l'on peut dire, c'est que le thermostat lui-même va arrêter la chaudière quand la température voulue sera atteinte (when the desired temperature is reached) et la remettra en marche au changement (starts back up again when changed).

Vous avez donc une causalité en circuit, vous n'avez plus cette causalité.

La cause crée un effet, vous avez l'effet qui rétroagit sur la cause et qui devient cause.

Mais ça devient intéressant (But it gets interesting) parce que grâce à ce système, vous avez l'autonomie thermique de la pièce.

Plus il fait froid à l'extérieur (The colder it gets on the exterior), plus il va faire chaud à l'intérieur.

Et de même dans notre corps (And even in our bodies), nous avons ce qu'on appelle l'homéostasie qui maintient par exemple une régularité de température autour du chiffre de 37 degrés centigrades.

Vous avez donc tout un dispositif extrêmement intéressant (So you are a very interesting device), qui permet de comprendre l'autonomie, et qui permet donc même de développer l'autonomie avec toujours un développement de dépendance multiple.

Mais vous avez cette relation tout à fait paradoxale entre la vie et la mort. Pourquoi?

Bien entendu, on ne peut pas imaginer deux notions plus opposées, plus antagonistes que la vie et que la mort, incontestablement/unquestionably/f ().

Et pourtant, (Yet,) un grand penseur de l'Antiquité qui s'appelait Héraclite a eu cette formule mystérieuse : vivre de mort, mourir de vie.

Mourir de vie ça se comprend très bien, parce qu'effectivement à force de vivre, on peut penser qu'il y a une usure (there is a wearing) et que donc il y a une dégradation que l'on constate avec le vieillissement (aging) mais, et puis c'est obéir au deuxième principe de la thermodynamique qui veut que, tout dans l'univers, tout en système organisé, finit par se désintégrer (eventually disintegrate).

Bon, mais vivre de mort, il y a un premier sens qui est un peu banal : nous nous nourrissons d'animaux ou de végétaux dont nous causons évidemment la mort pour nous nourrir (we are evidently causing death to feed us).

Mais le sens est beaucoup plus subtil que ça. Pourquoi?

Parce que, en réalité, nos cellules, les milliards de cellules qui sont dans corps, ce sont des cellules qui à un moment donné se désintègrent pour faire place à des cellules jeunes (decay to make room for young cells).

Autrement dit, la mort de nos cellules aide à nous rajeunir puisque des cellules jeunes (rejuvenate as young cells) vont les remplacer.

Et même, on sait aujourd'hui que cette façon qu'elles ont de mourir est très bizarre : elles semblent se suicider d'elle-mêmes en recevant des signaux de ces cellules voisines.

De toute façon, nous vivons de la mort de nos cellules (we live on the death of our cells), et dans le fond (in the background), en réalité vivre c'est rajeunir en vieillissant.

Mais à force de rajeunir ça finit par être tuant (But by rejuvenating it ends up killing), et là on arrive aussi à cette idée qu'on finit par mourir.

Donc la vie et la mort sont opposées, mais en même temps on se rend compte qu'il y a (we realize that it will) un complément puisque nous luttons (as we struggle) contre la mort.

C'est Bichat qui a dit, qui a défini la vie comme l'ensemble des fonctions qui luttent contre la mort.

Nous luttons contre la mort en intégrant la mort en nous pour pouvoir créer de nouvelles cellules et rajeunir.

De même, quand nous voyons nos sociétés, quand nous voyons la vie, quand nous voyons l'univers, qu'est-ce qu'on remarque?

On remarque, bien entendu, qu'il y a de l'ordre, qu'il y a ce qu'on appelle les lois de la nature.

Nous contemplons le ciel, nous vous retrouvons les étoiles (we find the stars?) toutes aux mêmes points (all at the same points), et nous retrouvons les planètes qui font leurs cycles, apparemment immuables.

Donc, nous sommes dans un monde ordonné mais du moins que l'on croit (but at least it is believed) tel parce que ce que nous savons maintenant, aujourd'hui, c'est que l'univers se dilate (the universe exapnds) et tend vers la dispersion, que évidemment, à des longueurs de millénaires ou de millions d'années (thousands or millions of years), les étoiles s'éloignent (the stars are moving away/) les unes des autres.

Nous savons que des étoiles naissent, que des étoiles meurent, que des étoile explosent, nous savons donc que cet univers est à la fois un mélange d'ordre et de désordre, et en même temps d'organisation parce que les étoiles sont des miracles d'organisation entre implosions et explosions.

Mais de même dans la société, nous voyons de l'ordre, des lois, les gens obéissent à leurs indications quotidiennes (people obey their daily instructions), ils vont au travail à la même heure, bref, mais en même temps, puisque cet ordre (since this order), eh bien écoutez rien ne régit la circulation (nothing regulating traffic) dans les rues, nous avons une grande liberté de mouvement, il y a des embouteillages (there are traffic jams) et donc la société, disons, vit pas seulement avec de l'ordre, ce qui serait alors un monde entièrement totalitaire (this would be a completely totalitarian world), mais avec un mélange d'ordre, de désordre, de jeu, de liberté, et tout ça fait partie de son organisation.

Et donc nous avons maintenant le mot d'ordre et le mot désordre qui sont le contraire l'un de l'autre.

On voit qu'ils sont associés. Ils sont associés dans le monde physique, il sont associés dans le monde biologique, il sont associés dans le monde humain, donc, voilà encore une complexité dans laquelle nous devons nous situer.

Et prenez ce que c'est une société.

Une société c'est en quelque sorte, elle a deux pôles.

Les Allemands ont deux mots pour parler de ça. Ils disent d'un côté gemeischaft c'est-à-dire une communauté, et de l'autre côté gesellschaft, c'est-à-dire la société où règnent des rapports de concurrence, de conflit, de diversité et en réalité nos sociétés qui sont des nations elles ont les deux pôles.

Bien entendu, en temps de paix normal, c'est surtout le pôle de la gesellschaft, c'est-à-dire des rapports de conflit, de rivalités, de concurrence, des rapports multiples, qui prédomine.

Mais en même temps, quand nous sommes, la patrie est en danger, quand nous voyons un compatriote loin de chez nous, nous nous sentons en communauté.

Et nous avons donc ces deux éléments ensemble dans toute société.

Donc, c'est pour vous dire que le paradoxe est présent dans la complexité et c'est ça qui est difficile à faire entrer dans nos esprits.

Complémentarité de vérités apparemment contraires
Principes et paradigmes d'une connaissance complexe
La complexité de la vie
Les compétences et les incertitudes