EDWARD'S LECTURE NOTES:
More notes at http://tanguay.info/learntracker
C O U R S E 
Christianisme et philosophie dans l'Antiquité
Sébastien Morlet, Sorbonne University
https://www.edx.org/course/christianisme-et-philosophie-dans-sorbonnex-eg001x
C O U R S E   L E C T U R E 
Jésus et les origines du christianisme
Notes taken on June 3, 2016 by Edward Tanguay
•
le christianisme
•
au départ simple courant au sein du judaïsme
•
est devenu rapidement un mouvement important qui s'est retrouvé très tôt en situation de conflit avec la culture gréco-romaine
•
est une religion issue du judaïsme
•
née en Palestine
•
Ier siècle après J.-C., dans l'Empire romain
•
les tout premiers « chrétiens » étaient des juifs disciples de Jésus
•
mais dans le courant du Ier siècle, ils se séparent des autres juifs et constituent une religion autonome
•
Jésus
•
on a pu être tenté par le passé de remettre en question son existence historique
•
aujourd'hui, l'existence de Jésus n'est plus contestée
•
il est mentionné par quelques auteurs non juifs
•
on comprend mal comment l'Église a pu se constituer, dès les années 30, si Jésus n'a pas existé
•
les évangiles donnent à son sujet des informations parfois précises
•
l'Evangile de Luc, composé vers 80-90, affirme qu'il avait environ 30 ans au début de son ministère public
•
celui-ci commença la 15e année de l'empereur Tibère, soit vers 28-29 de notre ère
•
on ignore la durée exacte de sa prédication
•
un, deux ou trois ans, on ne sait pas exactement
•
on fixe en général la date de sa mort vers l'an 30 ou peu après
•
Jésus est un prédicateur qui annonce le Royaume de Dieu
•
l'avènement d'une nouvelle ère dans les relations entre Dieu et son peuple
•
cette nouvelle ère passe par une réforme du judaïsme
•
Jésus ne s'en prend pas directement au culte juif
•
mais il défend avant tout un judaïsme spirituel, intérieur, moral
•
cette réforme est illustrée par exemple dans l'Évangile de Matthieu, 22 : un pharisien demande à Jésus quel est le plus grand commandement
•
Jésus répond : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée
•
c'est le premier et le plus grand commandement
•
le second commandement, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même
•
de ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes
•
la pratique de la Loi juive n'a pas de sens sans l'amour de Dieu et sans l'amour du prochain
•
peut-être à l'instigation des autorités juives, Jésus est condamné par les Romains au supplice de la croix pour crime de rébellion
•
ses disciples sont convaincus qu'il est ressuscité le troisième jour de sa mise au tombeau
•
cette foi en la résurrection est à l'origine de la croyance en la divinité de Jésus, qui va commencer à apparaître dans les années qui suivent sa mort
•
ses disciples sont aussi convaincus qu'il est le Messie annoncé par les prophètes
•
un Sauveur qui doit venir à la fin des temps pour laver les péchés d'Israël
•
Jésus, après sa mort, passe donc aux yeux de ses disciples du statut d'un réformateur, prophète du Royaume, à celui de Messie divin
•
cependant, tous les chrétiens ne seront pas d'accord sur ce point
•
les Ébionites
•
contestent sa divinité et le considèrent comme un simple prophète
•
les Marcionites
•
refusent de reconnaître en lui le Messie annoncé par les prophètes
•
Jésus est un être divin venu annoncer la connaissance du Père
•
il n'aurait, pour eux, aucun rapport avec les prophètes juifs
•
mais la croyance en la messianité et en la divinité de Jésus s'impose dans la Grande Église, l'Église officielle et majoritaire
•
au début du IIe siècle, cette doctrine est déjà bien attestée dans les écrits qui émanent de ce courant majoritaire
•
la croyance en sa messianité explique le nom « Christ » qui lui est associé Christos est l'équivalent du terme araméen « Messie » et signifie comme lui « celui qui est oint », c'est-à-dire qui a reçu l'onction de Dieu
•
dans l'Ancien Israël, les prêtres et les rois recevaient l'onction comme un signe d'élection divine
•
dans le mot « Messie », la notion d'onction est prise en un sens symbolique comme synonyme d'élection
•
le mot désigne un Sauveur eschatologique,
•
un personnage, élu de Dieu, qui doit sauver Israël à la fin des temps
•
la foi en la divinité de Jésus explique par ailleurs qu'on lui associe, dès le Ier siècle, les titres de « Fils de Dieu » et même de « Dieu » ou de « Seigneur »
•
et si Jésus est Dieu, il ne peut être confondu avec Dieu le Père
•
on est ici au point de départ de la constitution du dogme trinitaire, qui suppose que Dieu existe en trois personnes
•
le Père
•
le Fils
•
l'Esprit
•
cette doctrine commence à se mettre en place progressivement dans le courant du IIe siècle et suscitera des débats importants au sein de l'Église dont nous aurons l'occasion de reparler plus tard